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Quel sport pour mon enfant à Nice, à Toulon , à Marseille

Quel sport pour mon enfant :
6 ans et +

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Publié le 21 Novembre 2013

Votre gamin(e) à l’école primaire : désormais assis sur une chaise toute la journée, il a plus que jamais besoin de se dépenser après l’école. C’est aussi l’âge d’or des apprentissages, également du côté des activités physiques.

Quel sport pour mon enfant : 6 ans et + - Thinkstock

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Quelles activités physiques pour cet âge ?

Profitez-en : les princesses et autres chevaliers, c’est presque fini car « c’est pour les petits ». Conséquence directe : un univers faisant place à un autre, votre enfant est fin prêt pour entrer dans la compréhension de ce que signifient les  sports avec le match, les règles, le chrono, les passes, les longueurs, les équipes… Le professeur Cécile Delens précise : « À cet âge, ils ont encore soif d’apprentissages. Ce qui est neuf, c’est leur propre envie de sentir qu’ils progressent, de réaliser qu’ils franchissent des étapes : besoin de savoir nager, de rouler à vélo ou de faire du roller. Un besoin de performance qui ne va pas nécessairement de pair avec la compétition. Exemple : ‘Je sais faire du roller comme mon grand-frère, mais pas nécessairement mieux que mon copain’. »

Initiation aux sports

La meilleure voie pour goûter à diverses disciplines sportives reste les activités extrascolaires et les stages organisés dans le cadre de l’école, de la commune ou de l’Adeps. Optez encore pour les séances de multi-activités : votre enfant  restera ainsi dans le jeu basé sur des mouvements inspirés de l’athlétisme, des jeux de ballon ou de raquette, de la natation sans référence directe pour cela à l’un ou l’autre de ces sports. L’Adeps offre généralement un beau choix, parfois plus difficile à dénicher en extrascolaire. Votre gamin (gamine) ne veut rien entendre et souhaite faire un sport précis ? Judo, tennis, basket sont les plus courants en extrascolaire. Il (elle) apprendra les gestes et règles propres à la discipline. Important : varier ses sports, donc ses gestes car s’ils sont trop répétitifs, il y a danger pour le développement moteur.

Les « baby-sport »

Dès 6 ou 7 ans, certains clubs (donc liées à une fédération) accueillent les enfants en leur proposant un entraînement, voire un match. Ce sont les « baby-sports » : les règles et le matériel sont adaptés à l’âge et la taille de l’enfant. Méfiance : souvent, les entraînements vont de pair avec la compétition, ce qui nous semble un peu tôt. À envisager –  pourquoi pas ? -, si votre gamin le demande et s’il y prend plaisir. Mais surtout pas dans l’optique d’en faire un champion : d’ailleurs, commencer tôt une discipline ne signifie pas nécessairement qu’il y excellera plus tard. Et n’oubliez pas, même si vous optez pour un club, veillez à ce qu’il fasse d’autres activités physiques en parallèle pour varier les gestes.

« L’autre jour, en rentrant de l’école, mon fils m’a jeté un regard dédaigneux, puis m’a dit : ‘Les filles sont pas comme nous, elles sont lourdes quand elles font du sport’. Mais où a-t-il bien pu chercher ça ? »
Diane, maman de Thomas et Marine

« Mon fils est gaucher. Je me suis renseigné pour savoir s’il valait mieux choisir un sport plutôt qu’un autre : des spécialistes m’on répondu que non en affirmant que les démonstrations du moniteur (qui est droitier !) seront automatiquement inversées par mon fils. C’est vrai que celui-ci fait du judo depuis peu et semble n’avoir éprouvé aucune difficulté. Au contraire, il déroute souvent son adversaire et remporte le combat. »
Gilles, papa de Solal

Anouck Thibaut

LES CONSEILS DU LIGUEUR

  • La natation ? Un sport qui a la réputation d’être complet. Attention ! Si votre enfant est en surpoids, se mettre en maillot devant les autres peut être problématique.
  • Tout sur le collectif ! Méfiez-vous du mythe de l’esprit d’équipe, bénéfique si le groupe est bien encadré ou si votre enfant fait partie des meilleurs. Si ce n’est pas le cas, rester, par exemple, sur le banc pendant le match n’encourage pas son intégration au groupe. À l’inverse, faire un sport individuel dans un club où règne une bonne ambiance lui permet aussi de tisser des liens avec d’autres joueurs. À retenir : chaque enfant a autant besoin de sports collectifs (tournés vers les autres) qu’individuels (centrés sur lui).
  • Tennis : revers ! Aïe, comme tous les sports asymétriques (sports de raquette, escrime…), il ne développe qu’une partie du corps. À consommer avec modération donc pour les enfants de moins de 9 ans (une à deux heures par semaine maximum) sous peine qu’ils soient mal latéralisés.
  • Esprit de compet’ Il l’a en lui, rien à faire. Un tournoi ou une compétition occasionnelle : une course de 1,5 km ou mini-mile, un tournoi de foot, une course de vélo… Et une médaille à la clé. Voilà de quoi assouvir son besoin de compétition naissant. Chouette aussi à faire en famille.
  • Coût. Certains sports sont (beaucoup) plus coûteux que d’autres : en fonction du matériel, mais aussi de la cotisation annuelle. Pensez donc à acheter l’équipement en seconde main (pourquoi pas dans les bourses de la Ligue des familles sur laligue.be/bourses), surtout si votre gamin débute dans un sport. Renseignez-vous aussi auprès de votre mutuelle : la plupart remboursent certains frais liés à la pratique sportive.

EN BREF

Votre petite est turbulente et vous la verriez bien faire du judo pour qu’elle canalise son énergie. Votre aîné est timide et vous pensez qu’un sport collectif devrait l’aider à aller chez les autres. Vouloir choisir un sport en fonction des caractéristiques (forces ou faiblesses) de son enfant est une erreur : aucun sport n’est complet, ils développent tous des aptitudes différentes. Avant 12 ans, mieux vaut éviter de se spécialiser. Laissez-le goûter à tout, il fera ses choix plus tard !

 

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